Djibril Cissé

Djibril Cissé
Débuts de carrière
Cissé débute à l'Athlétic Club Arlésien avant de partir en sport étude à Nîmes au collège d'Alzon. Il signe pour le Nîmes Olympique, alors entrainé par René Girard. Cissé est très vite repéré par l'AJ Auxerre, grâce à ses principales qualités de vitesse de course et de puissance de frappe. C'est à Auxerre qu'il fait ses vrais débuts de professionnel en mars 1999 où il est lancé dans le grand bain par Guy Roux.


À Auxerre
La quatrième saison en Bourgogne (2001-2002) de Djibril Cissé est celle de l'éclosion au grand jour de son énorme potentiel. L'attaquant Auxerrois prend tout le monde de vitesse et s'installe au sommet de la hiérarchie des buteurs en marquant 22 buts (autant que Pauleta) en 29 matches de championnat, soit une moyenne de 0.76 but par match. De brillantes statistiques, qui lui offrent logiquement ses premières sélections en équipe de France et l'envoient à la Coupe du Monde 2002. Les deux saisons suivantes sont celles de la confirmation : Cissé inscrit ainsi 14 buts en championnat lors de la saison 2002-2003, et surtout 26 buts en 2003-2004, ce qui le sacre une nouvelle fois meilleur buteur du championnat.


À Liverpool
Ses excellentes performances avec son club lui valent l'attrait de nombreux clubs européens. Ainsi en janvier 2004, lors du mercato d'hiver, il s'engage avec le club anglais de Liverpool. Le montant du transfert s'élève à 21 millions d'euros, pour un transfert entrant en vigueur à la fin de la saison.

En octobre 2004, Cissé est victime d'une grave fracture à la jambe gauche dans un match avec le Liverpool FC, ce qui l'empêche de revenir sur le terrain jusqu'en avril 2005.

Avec les Reds, Cissé remporte la prestigieuse Ligue des Champions. Il inscrit notamment un des tirs au but permettant à Liverpool d'être sacré champion d'Europe et ce 20 ans après le Drame du Heysel. Il inscrit également un doublé lors de la Supercoupe de l'UEFA face au CSKA Moscou.

Cependant, Cissé peine à s'imposer comme un titulaire indiscutable au sein de l'équipe dirigée par Rafael Benítez. Lors de la saison 2005-2006, il est le plus souvent positionné au poste d'ailier droit, ce qui le rend moins efficace qu'à son poste habituel, à savoir attaquant de pointe.

En manque de temps de jeu, Cissé, qui vient de subir une nouvelle fracture tibia-péroné (à la jambe droite cette fois !) lors d'un match avec l'équipe de France contre la Chine, la veille même du départ pour la Coupe du monde de football 2006 en Allemagne, décide de quitter les bords de la Mersey. L'OM, pour qui il a toujours clamé son intérêt, se décide alors à l'accueillir et ce malgré son indisponibilité d'au moins 6 mois.


À l'Olympique de Marseille
Cissé arrive le mercredi 12 juillet 2006 à Marseille avec son épouse et son dernier né Cassius. Il est prêté pour une saison, avec option d'achat, par Liverpool. Pour OM.net, l'international français prend la pose, avec son nouveau maillot floqué à son nom et en toile de fond le Vieux-Port de Marseille. Une image symbolique pour une recrue si fière de porter enfin les couleurs olympiennes.

Il est ensuite présenté aux salariés du club qui lui réservent un accueil nourri d'applaudissements. "Mon choix a toujours été Marseille", leur dit-il. Alors que Pape Diouf, José Anigo, Albert Emon et Dominique Cuperly sont présents à ses côtés. Cette première journée se poursuit par une conférence de presse et une rencontre avec les responsables des groupes de supporters.

Djibril Cissé assiste à chaque match de l'OM, lors de ce début de saison. Alors que l'échéance de son retour est de plus en plus retardée (Lyon, Lorient, Valenciennes), Djibril effectue enfin son retour le 09 décembre 2006, lors du match OM-Monaco, au stade Vélodrome. Il arrive en cours de match et ne rate pas son entrée puisqu'il est l'auteur d'une passe décisive.

Cissé inscrit son premier but sous les couleurs olympiennes le 22 décembre 2006 lors de la réception de Saint-Etienne (match gagné 2-1 par l'OM). Il marque un triplé en Coupe de France contre Cambrai (CFA2), donnant ainsi la victoire à son équipe.

Cependant la suite est moins heureuse pour lui. Les supporters lui reprochent en effet sa maladresse face au but et plus encore son comportement sur le terrain. Cissé est pris en grippe par le public marseillais et reçoit même les sifflets d'une partie du Stade Vélodrome. On parle alors de plus en plus d'un retour de Cissé à Liverpool à la fin de la saison.

Heureusement, quatre buts contre Nantes, Troyes, Sochaux, et Nancy, le doublé en finale de la coupe de France face au FC Sochaux et l'ouverture du score à Saint-Etienne, qui qualifie l'OM en Ligue des champions, relancent totalement le natif d'Arles lors de la fin de saison. Djibril avait annoncé pour la deuxième partie de saison un total de 15 buts, on peut finalement dire qu'il a tenu promesse en marquant 16 buts en comptant le match de la Dubaï Cup contre le Bayern Munich.

Au terme de la saison le joueur Olympien affirme une envie certaine de rester à Marseille, malgré les difficultés financières que l'OM rencontre pour acheter le joueur appartenant encore à Liverpool. Les Reds réclament en effet 12 millions d'euros pour son transfert définitif à l'OM, ce qui est trop cher pour le club phocéen. Après de nombreuses négociations, le joueur est finalement transféré définitivement à Marseille, aucune précision n'étant donnée sur le montant du transfert (celui-ci pourrait avoisiner les 9 millions d'euros). Cissé signe un contrat de 5 ans en faveur des bleu ciel et blanc (source : [1]).

Saison 2007/2008 : Sa première partie de saison est catastrophique (seulement 2 buts inscrits en championnat pour 13 titularisations), rappelant sa mauvaise passe au premier semestre 2007. Sa maladresse, son jeu alors trop personnel et des éclats extra-sportifs ( altercation avec un supporter portugais) en font la tête de turc d'une grande partie des supporters et des journaux sportifs. Au vu de ces dernières prestations, Djibril Cissé avoue alors ne pas mériter d'être sélectionné avec les Bleus. Mamadou Niang de son coté assure le spectacle et le score, tenant l'OM à bout de bras (Nasri est blessé, tandis que Ziani et Taïwo sont en méforme et Zenden inconstant), si bien qu'au mercato il est de nouveau question du départ de l'international français. Mais la CAN venant, Cissé est sommé d'assurer l'intérim avec le soutien de son nouvel entraîneur Eric Gerets, non sans causer d'inquiétudes auprès du public marseillais. Finalement, fort d'un caractère hors du commun qui lui a déjà valu de se remettre de ses deux jambes brisées, il s'impose à la pointe de l'attaque marseillaise suite au départ de Mamadou Niang pour la CAN, retrouvant sa vitesse et sa lucidité devant le but. Avec ses 6 buts du mois (4 matchs) - il inscrit notamment un triplé au Vélodrome lors du match face à Caen (match remporté 6-1 par l'OM) - Djibril Cissé est désigné "buteur du mois de janvier" et remporte le trophée du meilleur buteur du mois Ligue 1 orange. Malgré le retour de Niang de la CAN, Cissé continue d'être performant et reste un titulaire indiscutable à la pointe de l'attaque Marseillaise, soit seul en pointe soutenu par Niang sur le côté droit soit au côté de Niang en pointe de l'attaque marseillaise.


Avec les Bleus
En 2002, il est sélectionné comme remplaçant à la Coupe du monde de football qui se déroule au Japon et en Corée.

Suspendu avec l'équipe de France Espoirs, il ne peut participer à l'Euro 2004.

Sélectionné par Raymond Domenech pour la Coupe du monde de football 2006, il subit une nouvelle fracture tibia-péroné lors du match de préparation France - Chine, cette fois-ci à la jambe droite, le privant de la participation au tournoi, à la veille du départ de l'équipe pour l'Allemagne. Raymond Domenech déclare le 8 juin qu'il est remplacé par Sidney Govou, le milieu offensif de l'Olympique lyonnais.

Le 31 Janvier 2008 pour des matches amicaux contre l'Espagne et la RD Congo, avec les A et A', Raymond Domenech le convoque en lieu et place de David Trezeguet. Lors du match le 5 février 2007, Djibril Cissé est d'entrée titularisé à la pointe de l'attaque.


Palmarès

Équipe nationale
Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2003 ( France).
Vainqueur du Championnat d'Europe de football des moins de 19 ans en 2000 ( France).

En club
Vainqueur de la coupe Gambardella en 1999 avec l' AJ Auxerre.
Vainqueur de la Coupe de France en 2003 avec l' AJ Auxerre.
Vainqueur de la Ligue des Champions en 2005 avec Liverpool FC.
Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA en 2005 avec Liverpool FC.
Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 2005 avec Liverpool FC.
Finaliste de la Coupe de France en 2007 avec l' Olympique de Marseille.
Vice Champion de France en 2007 avec l'Olympique de Marseille


Filmographie
2004 : Les 11 commandements
2007 : Taxi 4
# Posté le dimanche 13 avril 2008 19:16
Modifié le dimanche 13 avril 2008 19:54

Nicolas Anelka

Nicolas Anelka
Ses parents, Marguerite et Jean-Philippe, originaires de la Martinique, arrivent en France métropolitaine en 1974.

Ils s'installent à Trappes, dans les Yvelines, et travaillent pour l'Éducation nationale. Il a deux frères aînés, plus âgés de dix ans. D'après la biographie présente sur son site : « J'ai vécu un peu avec l'inconvénient d'un fils unique ; sans compagnon de jeux de mon âge. »

Il est formé à l'INF Clairefontaine de 1993 à 1996. Déjà licencié au PSG, Nicolas s'entraîne la semaine à Clairefontaine et joue le week-end avec les équipes de jeunes ou de réserves du PSG avant d'intégrer l'équipe fanion le 7 février 1996.

Il a participé en 2002 au film Le Boulet.


La jeunesse de Nicolas Anelka
Nicolas Anelka est né à l'hôpital André-Mignot de Versailles le 14 mars 1979. Ses parents Marguerite et Jean-Philippe sont originaires de la Martinique, et sont arrivés en métropole en 1974. Installés dans les Yvelines à Trappes, ils sont respectivement secrétaire au lycée de Rambouillet et fonctionnaire au rectorat de Versailles. Nicolas a deux frères plus aînés, Claude et Didier (10 ans de plus que lui), et sont qui souvent décriés pour les conseils qu'ils prodiguent à leur frère.

Nicolas grandit dans la cité Van Gogh de Trappes-en-Yvelines et touche à plusieurs sports tels que le tennis, l'athlétisme et bien évidemment le football qu'il pratiquait place de la Nuit-Étoilée, dans la rue du Moulin de la Galette ou encore celle du Champ de Blé. Il prend d'ailleurs sa première licence au FC Trappes-St Quentin en 1986 alors qu'il n'a que sept ans et y jouera jusqu'à ses quatorze ans. Il commence en poussin et est déjà attiré par le but, il joue donc avant-centre, où il fait valoir ses qualités, notamment sa vitesse. Plus tard, il deviendra avec Jamel Debbouze président d'honneur de son ancien club de Trappes, qui sera sponsorisé par Canal +.

Le petit dernier de la famille Anelka est couvé et protégé par ses parents et ses deux grands frères, et connaît une enfance heureuse.

Son grand frère Claude joue aussi au football (il est passé par le Paris FC) mais, très vite, tout le monde comprend que c'est Nicolas qui fera carrière dans ce sport. Au dessus du lot dans son club de Trappes, il est logiquement accepté à l'INF Clairefontaine après avoir fait été remarqué (détection) à l'âge de treize ans.


L'INF Clairefontaine (1993-1996)
À treize ans, Nicolas Anelka intégre l'INF mais ne reste pas loin de sa famille et de son quartier de Trappes. C'est aussi à Clairefontaine qu'il rencontra Thierry Henry originaire lui aussi de la banlieue parisienne et des Ulis. Il cotoie également David Trezeguet, Philippe Christanval, Louis Saha, et même Alioune Touré, qui ne s'imposa jamais au PSG. Anelka parle souvent de cette époque, où il a réellement pris conscience qu'il allait devenir professionnel. Malgré la séparation, il se forge un caractère durant son adolescence, et apprend énormément sur le plan technique.


Le premier passage au PSG (1994-1997)
Nicolas Anelka, durant sa formation à l'INF Clairefontaine, signe au Paris Saint-Germain en 1994. Comme beaucoup de joueurs, il déclare à tort ou à raison qu'étant petit il regardait la télé uniquement pour voir le PSG de Ginola, Valdo et Roche. Malgré sa présence en semaine au centre de formation de l'INF, Nicolas Anelka joue le week-end avec le Paris Saint-Germain. Il a bon espoir de devenir un jour professionnel et son rêve se réalisera le 7 février 1996 à Monaco alors qu'il n'a encore que seize ans. Lors de la fin de la saison 95/96, Anelka jouera deux matchs sous les ordres de Luis Fernandez.

Cependant Luis Fernandez quitte le PSG et Ricardo, l'ancien défenseur du PSG le remplace à la tête du Paris Saint-Germain. Et les choses commencent à se gâter : en effet Ricardo est assez froid et n'explique pas toujours ses choix au jeune Anelka. Nicolas estime ainsi qu'à quinze ou trente ans on connaît aussi bien le football et surtout il se trouve meilleur qu'un Dely Valdes ou qu'un Loko. Il marque d'ailleurs contre Lens au Parc après avoir récupéré une mauvaise passe du défenseur lensois Adjovi Bocco.

Mais le conflit est toujours présent avec Ricardo et il ne comprend pas le manque de confiance de son coach. Il lui demande de jouer pour prouver son niveau en première division. Mais en dépit de ses bonnes performances à l'entraînement, Nicolas joue toujours aussi peu et décide alors de rejoindre le club d'Arsenal le 14 février 1997 malgré les sollicitations du Milan AC, du Real Madrid ou encore du FC Barcelone.


Le grand saut à Arsenal (1997-1999)
Convoité par Arsène Wenger à Arsenal et ne possédant pas de contrat professionnel, Nicolas Anelka peut ainsi rejoindre le club anglais qui ne déboursera que cinq millions de francs. Pourtant, sa deuxième moitié de saison 96/97 est plutôt décevante et Nicolas, barré par Overmars, Bergkamp ou encore l'idole Ian Wright, ne joue que quatre matchs de Premier League.

Mais Wenger sait exactement ce qu'il veut faire du jeune français, il lui avait notamment dit « je te jure, tu auras ta chance » pour le convaincre de signer chez les Gunners.

Et c'est ce qui se produira lors de la saison 97-98 avec six buts en vingt-six matchs alors qu'il n'a que dix-neuf ans et un premier but sous les couleurs d'Arsenal contre le rival Manchester United le 9 novembre 1997. Comme il le dit lui-même, Nicolas Anelka a eu un peu de mal pour prendre le rythme de la Premier League, avec un jeu anglais très dur et avec beaucoup de contacts. Mais ce championnat lui permet de mûrir, de devenir plus confiant, plus fort physiquement et surtout de réaliser le doublé Coupe-Championnat. Nicolas découvre même l'équipe de France le 22 avril 1998 face à la Suède juste avant la Coupe du Monde 1998. Une Coupe du Monde pour laquelle il ne sera pas sélectionné par Aimé Jacquet. Il déclarera plus tard ne pas avoir regardé France-Paraguay car il était avec ses amis à Trappes et ne pas avoir regardé la finale France-Brésil car il était dans le train. Il se félicite également de sa non-sélection car il a pu passer son permis. Déjà, la personnalité de Nicolas Anelka dérange : il n'a pas encore vingt ans, mais il déchaîne les passions et aussi les critiques.

Nicolas essaye de s'intégrer à la vie londonienne et il vit avec son frère Claude à Edgware. Mais il n'arrive pas à se faire à la vie anglaise et rentre souvent dans sa banlieue à Trappes. Déjà à l'époque, le mauvais caractère de Nicolas Anelka est mis en avant. Il ne supporte pas les conférences de presse, notamment celles de l'équipe de France. Il est ainsi accusé d'avoir la grosse tête, de bouder lors des points presse.

Pourtant sa saison 1998-1999 est excellente et il marque ainsi dix-sept buts en trente-cinq matchs. Il est également convaincant avec l'équipe de France, notamment en Russie où il marque un but, mais surtout en février 1999 où il marque un doublé à Wembley face à l'Angleterre. Les compliments fusent : Didier Deschamps, capitaine des Bleus, déclare « on a trouvé notre Ronaldo », Pelé parle d'Anelka en termes élogieux.

Mais Nicolas Anelka ne va pas bien et se sent mal à Londres. Lui qui aime la tranquillité et n'aime pas faire parler de lui est traqué par les tabloïds. Il pense que le fait d'être français, jeune et remplaçant de Ian Wright joue en sa défaveur et n'accepte pas les critiques des médias sur sa vie privée, son entourage, mais jamais sur ses performances pures. Ses frères Claude et Didier veulent qu'il reste encore une saison en Angleterre, mais Nicolas n'en peut plus et veut quitter Arsenal.

Il est alors convoité par les plus grands clubs européens et son avenir semble italien : la Juventus et la Lazio formulent de très grosses offres pour acquérir le jeune joueur. Mais le rêve de Nicolas est de signer en Espagne, et c'est ce qu'il fera au mois d'août 1999.


Échec au Real Madrid (1999-2000)
Nicolas Anelka rejoint le club madrilène en 1999 pour un transfert record de 220 millions de francs alors qu'il vient à peine de fêter ses vingt ans. Le jeune attaquant français débarque à Madrid et tient sa conférence de presse de présentation devant 200 journalistes au stade Santiago Bernabeu le 5 août. Avant lui, quatre français seulement avaient porté le maillot merengue : Hon, Kopa, Muller et Karembeu qu'il retrouve d'ailleurs à Madrid. Karembeu aide Anelka à se sentir bien au sein du Real, il devient ami avec les camerounais Geremi et Eto'o. A Madrid, son frère Didier l'accompagne, tandis que Claude préfère rester en Angleterre.

Pourtant, très vite les problèmes surviennent pour Nicolas Anelka en Espagne. En effet, les résultats du Real Madrid de John Toschack sont médiocres et la presse tombe sur le jeune Anelka notamment en raison du montant de son transfert et de son salaire. Les problèmes existent également dans le vestiaire où les espagnols Morientes et Raul ne lui adresse même pas la parole. Sur le terrain aussi les choses sont difficiles pour le français où il n'est presque jamais servi par ses coéquipiers. Le jeu espagnol ne semble pas fait pour lui : Nicolas commence à trouver le temps long et désespère de ne jamais jouer à son vrai poste. Cependant, début janvier il retrouve le chemin des filets lors du Championnat du Monde des Clubs au Brésil où il marque trois buts dont un doublé contre le club brésilien des Corinthians de São Paulo. Mais lors du match face au Raja Casablanca, il se fracture le ménisque et est indisponible pendant six semaines. Pourtant son retour est fracassant et a lieu à Bernabeu lors du classico face au Barca. Anelka est titulaire, marque à la 19e minute son premier but en Liga, le 28 février 2000 et sort sous une ovation du public madrilène.

Mais Anelka a toujours des problèmes au sein du vestiaire du Real. Isolé et mal dans sa peau, il refuse de s'entraîner pendant trois jours. La sanction tombe : le Real Madrid et son nouvel entraîneur Vicente del Bosque décident de le suspendre pour une durée de 45 jours et lui infligent une amende record de 2,4 millions de francs le jour de son 21e anniversaire. Le président madrilène Lorenzo Sanz estime que Nicolas Anelka a des problèmes psychiques mais également que tout ne tourne pas rond dans sa tête. Le joueur est complètement perturbé, il pense qu'il va rater l'euro 2000 et surtout est dégoûté du monde du football. Il répète qu'il n'aime pas le milieu du football, qu'il veut juste jouer au football et pas être une star. Les journaux AS et Marca continue à s'en prendre à lui en déclarant que ce n'est pas au Real de s'incruster en lui, mais à lui de s'incruster dans le club. Anelka s'excusera 15 jours plus tard pour son attitude et la suspension de l'attaquant français sera donc levé le 6 avril. Il finira sa saison madrilène de façon très convaincante. Ainsi lors de la demi-finale aller de la Ligue des Champions, il marque un but contre le Bayern de Munich du plat du pied droit après avoir été bien servi par Raul. Lors du match retour il marquera à nouveau d'une belle tête croisée. Lors de la finale de la Ligue des Champions, face au FC Valence, Anelka sera titulaire mais ne marquera pas. Durant l'été il participera également à la victoire française lors de l'euro 2000, même s'il dira plus tard qu'il l'a mal vécu car il n'a pas marqué lors de cette compétition. La saison 1999-2000 sera très problématique pour lui avec des difficultés en club et dans les médias, mais elle se termine de la plus belle des manières, avec deux titres européens, l'euro 2000 et la Ligue des Champions.


De retour au Paris Saint-Germain (2000-2001)
Nicolas Anelka avait quitté le PSG durant le mois en janvier 1997 pour Arsenal pour la somme de 5 millions de francs et le voici de retour dans son club formateur pour la somme record de 215 millions de francs avec un contrat de 7 ans. Le transfert était envisagé depuis ses problèmes au Real et le PSG de Laurent Perpère, dans sa volonté de rajeunir le club, voulait absolument faire revenir l'ancien prodige. Ainsi Pierre Lescure, patron de Canal+ (l'actionnaire principal du PSG), a fait le voyage à Madrid pour convaincre le jeune attaquant des Bleus de revenir dans son club. Très motivé, Nicolas Anelka est convaincu qu'il doit revenir jouer en France après une dernière saison très difficile. L'affaire est conclue fin juillet et Nicolas Anelka est présenté à la mi-temps du match entre les Corinthians et le PSG avec son nouveau maillot floqué du n°9.

Le début de championnat du club parisien est excellent et tous les observateurs pensent que le PSG file vers un titre de Champion de France qui lui échappe depuis 1994. En Ligue des Champions tout se passe très bien également notamment avec l'énorme victoire face à Rosenborg. Nicolas Anelka a déjà marqué 6 buts, mais très vite les choses se passent mal : le « recrutement banlieue » est critiqué dans les médias et les joueurs ne font rien pour améliorer leur image. La traditionnelle crise parisienne du mois du novembre est là et c'est ainsi que le 2 décembre, après une humiliation face à Sedan, Philippe Bergeroo est licencié et Luis Fernandez fait son retour au PSG. Ce dernier essaye de faire le ménage, recrute des joueurs du championnat espagnol, mais la fin de saison du PSG sera moyenne : le club parisien terminera à la 9e place avec 8 buts en 27 matchs pour Anelka.

Durant l'été Nicolas Anelka retrouve une nouvelle fois l'équipe de France et gagne la Coupe des Confédérations 2001 sous le maillot bleu. Mais dès le début de saison du championnat de France, les tensions avec Luis Fernandez se poursuivent. Les guignols de l'info caricatureront la relation entre les deux hommes par la célèbre parodie « Nico et Luis ». Laurent Perpère est conscient du problème d'Anelka au PSG : celui-ci ne se trouve pas à l'aise dans le style de jeu prôné par Luis Fernandez et la surmédiatisation dont il est victime (ou coupable) lui donne une pression énorme. C'est ainsi qu'après un saison et demi au sein du Paris Saint-Germain (et seulement 2 buts contre Lens et Lorient lors de sa seconde saison) il est prêté 6 mois en Angleterre à Liverpool.


2002 : un bref passage chez les Reds
Après un passage difficile dans le championnat de France, Nicolas Anelka retrouve un championnat où il a toujours excellé. Emile Heskey est décevant à la pointe de l'attaque de Liverpool FC et Anelka est attendu pour le concurrencer. À Liverpool, l'attaquant français retrouve une imposante colonie française et notamment son ancien entraîneur chez les juniors Gérard Houllier. Il s'impose très vite avec un but dès son premier match le 5 janvier 2002. Dans un rôle plus reculé, Nicolas Anelka prouve qu'il n'est pas qu'un sprinteur et qu'il est aussi très doué techniquement. L'option d'achat pour le transfert de l'attaquant est de 190 millions de francs, et tout semble prêt pour la signature définitive de Nicolas à Liverpool. Mais finalement, fin mai 2002, Houllier annonce à la télévision que le joueur ne sera pas prolongé à Liverpool alors qu'il avait pourtant consenti une importante baisse de salaire. Anelka gardera longtemps cette cicatrice ouverte et ne pardonnera pas à Houllier de ne pas l'avoir fait signé définitivement sur les bords de la Mersey.

La deuxième grande déception de sa saison sera sa non-convocation pour la Coupe du Monde 2002 en Corée.


Nicolas Anelka à Manchester City (2002-2004)
Persuadé que Liverpool allait le conserver, Nicolas Anelka n'avait pas dans la tête un départ. Pourtant il lui faut trouver un club en début de saison 2002-2003 sachant que le PSG ne souhaite plus le conserver. Ainsi, à la surprise générale Anelka rejoint le club anglais de Manchester City, tout juste promu en Premier League, pour la somme de 20 millions d'euros plus un échange avec Alioune Touré et un salaire mensuel de 250 000 euros. À Manchester City, Nicolas Anelka joue sous les ordres de Kevin Keegan, ex-grand attaquant qui est totalement fan de lui et le considère comme le meilleur avant-centre au monde. Le courant passe bien avec l'ancien double Ballon d'or. Sur les terrains de Premier League, Anelka réalise de bons débuts, mais c'est surtout dans la presse que Nicolas fera parler de lui avec un refus de sélection en équipe de France. Il refuse de jouer les bouche-trous et estime que Jacques Santini n'a pas réellement confiance en lui. Une affaire médiatique est lancée, Anelka qualifié d'enfant gâté est encore plus désigné comme le mauvais garçon du football français, lui qui admire Cantona. En février 2003 Anelka déclarera au Daily Mirror qu'il ne jouera plus jamais pour l'équipe de France et que rater deux Coupes du Monde ne l'a pas tué. En championnat la 9e place de Manchester City est plutôt bonne pour un promu et Anelka fini sa saison avec 15 buts, très bon score sachant que ses coéquipiers ne sont pas des passeurs d'envergure internationale. Anelka déclare à Paris Match en août 2003 qu'il n'envisageait un retour chez les Bleus qu'à condition que Santini « s'agenouille » devant lui. Nouveau lynchage médiatique pour un joueur qui donne le bâton pour se faire battre.

La seconde saison de Nicolas sous le maillot de l'autre club de Manchester est encore meilleure sur le plan personnel puisqu'il inscrit 17 buts en 32 matchs de championnat mais également 4 buts en 5 matchs de Coupe de l'UEFA. Nicolas Anelka s'épanouit également au contact de son coach et progresse sur le plan du football où il devient un joueur complet mais également sur un plan plus personnel, où il apparaît beaucoup plus mûr loin de la médiatisation. Cependant, sur le plan collectif, Manchester City réalise une saison moyenne malgré les renforts de Seaman et McManaman.

Au début de l'année 2004, Anelka, son entourage et son sponsor mettent en place une énorme campagne de presse afin de favoriser le retour de l'attaquant avec les Bleus pour l'euro 2004. Il s'excuse auprès de Santini et parle de son envie de revenir, mais les choses ne changeront plus et Anelka ratera l'euro au Portugal.

Il commence une troisième saison sous les couleurs de Manchester City (7 buts à la mi-saison), mais il sait déjà que son avenir passe par un transfert dans un club européen de standing. Le club de City connaît en effet de grosses difficultés financières et un départ de Nicolas Anelka dans un club majeur est annoncé. Pourtant c'est en Turquie qu'il va signer.


La folie turque à Fenerbahce (2005-2006)
Nicolas Anelka débarque en janvier 2005 chez le leader du championnat et est accueilli comme une véritable star par les supporters stambouliotes. Nicolas ne joue pas en pointe car Marcio Nobre est titulaire, mais dans un rôle d'ailier droit Anelka marquera 4 buts en 14 matchs lors des matchs retour et participera grandement au titre de champion de son club de Fenerbahce. Nicolas Anelka jouera donc la Ligue des Champions lors de la saison 2005-06. Cependant, malgré de beaux matchs il ne marquera pas dans cette compétition. En championnat Anelka inscrira 10 buts en 25 matchs de championnat.

Mais au délà de ses prestations turques, l'année 2005 sera surtout celle de son grand retour en équipe de France. En effet Raymond Domenech le convoque pour les matchs amicaux face au Costa Rica et face à l'Allemagne en novembre. Le match contre le Costa Rica a lieu sur la terre de ses parents en Martinique et Anelka s'illustre avec un but pour son retour. Anelka est annoncé comme partant possible pour la coupe du monde 2006, mais pourtant il ne sera pas sélectionné, même après le forfait de Djibril Cissé qui sera remplacé par Sidney Govou.


Un troisième passage en Angleterre (2006-?)
Durant l'été 2006 Nicolas Anelka est à nouveau annoncé dans de nombreux clubs mais c'est à Bolton qu'il va signer pour un montant de 12 millions d'euros et un contrat 4 ans. Son nouvel entraîneur Sam Allardyce est très heureux de la signature de son nouvel avant-centre et il déclarait en août que « Nicolas est né pour marquer des buts et son talent va beaucoup nous apporter ». Après un début de saison difficile sous les couleurs des Wanderers, où il est obligé de jouer seul en pointe Anelka commence à trouver ses marques et inscrit son premier but lors de la 14e journée contre Arsenal. Depuis il réalise une belle série et a marqué 11 buts en 32 apparitions sous le maillot de Bolton. Il forme avec l'attaquant sénégalais El-Hadji Diouf l'un des meilleurs duos d'Angleterre. En janvier 2008, il signe à Chelsea pour pallier l'absence de nombreux joueurs participant à la C.A.N..


Nicolas Anelka un homme de conflit ?
Les relations de Nicolas Anelka avec les supporters, les journalistes, les entraîneurs ont toujours été très tendues. Un carrière marquée par des embrouilles dès 1997 avec son départ tumultueux du PSG, de mauvaises relations avec les tabloïds anglais lors de son passage à Arsenal, mais aussi des problèmes au Real Madrid avec les joueurs, les dirigeants, les supporters et les journalistes. Les rapports avec les journalistes français étaient déjà très mauvais avant son départ pour Madrid et l'image de bad boy de Nicolas Anelka sera encore renforcée avec son retour au PSG. Une gifle à un journaliste de l'Équipe, des sautes d'humeurs à répétition. Mais les médias savent également se servir du « phénomène Anelka », la crise avec Luis Fernandez est surexploitée, les conflits avec Lemerre puis Santini également. Un livre prétendant enquêter sur Anelka sortira également.

Anelka est une mine d'or pour tous les journalistes désireux de faire des articles fracassants par sa capacité à sortir des petites phrases :

à propos de la Coupe du Monde 1998 : « Je n'ai pas voulu me prendre la tête avec ça. J'ai tout de suite passé mon permis de conduire. C'est sympa de revenir ici » ; « J'étais à Trappes avec mes potes. J'allais pas leur dire : je rentre, je veux regarder France-Paraguay. Ça ne se fait pas de laisser ses potes comme ça » ; « J'étais dans le train. Je rentrais à Londres. Le commandant donnait le score au fur et à mesure, sauf qu'il n'a pas donné le 3e but. J'étais étonné, je pensais que ce serait plus difficile. »
à propos des journalistes : « L'activité médiatique me pose un problème : c'est trop. Ça me gêne. Je voudrais rester tranquille. Je préférerais qu'on ne parle pas de moi. Y a rien à dire sur moi. Je m'entraîne, je joue au foot, je rentre chez moi. C'est tout. Je fais ça tous les jours. »
à propos de Luis Fernandez dans FourFourTwo : « Ce n'est pas un homme intelligent. Dès que vous montrez de la bonne volonté et discutez avec lui, il gâche tout »
à propos de Jacques Santini dans Paris-Match : « Je n'ai pas besoin de l'équipe de France. Qu'il s'agenouille devant moi, s'excuse d'abord, et après, je réfléchirai »

à propos de l'équipe de France dans France football : « Aujourd'hui, je n'ai pas besoin de l'équipe de France »
à propos Jacques Santini dans l'Équipe : « Santini je ne sais même pas s'il arrive déjà à se comprendre lui-même »
à propos de Roger Lemerre dans l'Équipe : « Lemerre j'ai parlé avec lui mais je ne sais pas s'il me comprenait »
à propos de Gérard Houllier : « S'il ne m'avait pas fait ce coup, je n'en serais pas là, à jouer depuis quatre ans dans des clubs de second rang, où je n'aurais jamais imaginé signer un jour. »

Nicolas Anelka, homme controversé
Nicolas Anelka a souvent été critiqué à cause de son entourage, et notamment ses deux frères Claude et Didier Anelka. Son frère Claude est encore footballeur et a joué notamment au Paris FC, tandis que son autre frère Didier a été professeur de comptabilité, de droit ou encore d'économie. Frédéric Drobaje critiquera son transfert au Real Madrid où les agents étaient ses frères et un conseiller Marc Roger n'avait pas la licence FIFA. Pourtant Nicolas Anelka parle souvent de sa famille et de ses frères comme l'équilibre dont il a besoin.

Par ailleurs, on lui a également reproché d'être trop boudeur, trop nonchalant, trop banlieue, trop racaille, trop jeune ... Autant de critiques peut-être justifiées mais dures à accepter par un jeune de 20 ans. Effectivement durant l'apogée du phénomène Anelka (99-01) il était sans doute difficile de suivre les caprices de Nicolas Anelka. Pourtant il était juste un jeune à qui on a volé la jeunesse et qui cherchait juste à être un footballeur comme il aime le dire.

Comme il l'a dit récemment dans un interview, avant il était arrogant et écorché vif et se foutait de tout. Mais il dit avoir changé, notamment pour ses parents car ça les touchaient d'entendre parler en mal de la famille Anelka dans les médias. A propos des médias justement, Nicolas pensait que ce n'était pas une priorité pour lui, et qu'il renforçait lui même ce côté arrogant. Sa seule priorité était de taper dans un ballon et être heureux. Par contre il dément totalement avoir été instrumentalisé par ses frères, notamment lors de son transfert à Madrid, sachant qu'ils voulaient eux qu'il reste encore un ou deux ans à Arsenal avant de partir en Espagne.


Nicolas Anelka, un joueur complet du XXIe siècle
En début de carrière, notamment à Arsenal était un joueur unidimensionnel, le prototype du sprinteur dont une des grandes qualités était surtout la vitesse. Les défenses anglaises étant très friables, le jeune attaquant était très performant lorsqu'il était lancé en profondeur. Mais ses échecs à Madrid puis a Paris changeront le joueur qui compris qu'il devait devenir beaucoup plus complet. Et c'est à Liverpool dans un rôle beaucoup plus reculé qu'il va énormément progresser, dans le jeu sans ballon, les décrochages, la prise de balle et tous ses gestes techniques qu'il n'avait pas pu perfectionner dans sa jeunesse.

Sous le maillot de Manchester City et sous les ordres de Kevin Keegan, Anelka apprendra énormément également sur son poste et s'épanouira en tant que footballeur. Mieux dans sa tête, Anelka est meilleur sur le terrain, ne rechigne plus à jouer sur les côtés ou même tout seul dans l'axe. Anelka est donc le joueur du 21e siècle, à la fois rapide et technique. Malgré cela il ne joue qu'à Bolton, et même s'il peut s'en prendre qu'à lui même, il n'est pas le seul responsable d'une carrière qu'il espérait sans doute meilleure. Mais il n'a que 28 ans, l'âge de la maturité pour lui, et le moment de démontrer à tout le monde qu'il est bien un attaquant de classe.

Palmarès

En équipe nationale
Vainqueur du Championnat d'Europe des nations en 2000 ( France)
Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2001 ( France)
Vainqueur des Championnat d'Europe de football des moins de 19 ans en 1996 France
Première sélection le 22 avril 1998 contre la Suède (0-0)

En club
Vainqueur de la Ligue des Champions en 2000 avec le Real Madrid.
Vainqueur de la Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe en 1996 avec le Paris SG.
Champion d'Angleterre en 1998 avec Arsenal.
Champion de Turquie en 2005 avec Fenerbahçe.
Vainqueur de la coupe d'Angleterre en 1998 avec Arsenal.
Vainqueur de Coupe Intertoto en 2001 avec le Paris SG.
Finaliste de la Peace Cup en 2007 avec Bolton Wanderers.
Meilleur buteur du Championnat du monde des clubs en 2000 avec le Real Madrid.
PFA Young Player of the Year 1999

Statistiques
6 buts marqués en 15 matchs de C3
1 match de C2
8 buts marqués en 30 matchs de C1
# Posté le dimanche 13 avril 2008 19:19
Modifié le dimanche 13 avril 2008 19:53

karim benzema

karim benzema
Karim Benzema naît le 19 décembre 1987 à Lyon d'une famille algérienne kabyle originaire de Tighzert à Beni Djellil[1] en Algérie. Il débute sa carrière professionnelle avec l'équipe A de Lyon lors de la saison 2004/05. Sans toutefois inscrire de but avec le faible temps de jeu dont il dispose dans sa première année, il retient déjà une première fois l'attention du public lors du match Lyon-Metz où il s'illustre avec une magnifique passe décisive pour Bryan Bergougnoux dans les dernières secondes du match. Il vient à l'instant de rentrer sur le terrain et sur son premier ballon, effectue un coup du sombrero sur un défenseur messin et décale son coéquipier qui décoche une frappe dans la lucarne. Il dispute son premier match de Ligue des champions en 2005 contre Rosenborg, inscrivant au cours de la rencontre son tout premier but en match officiel.

Ce joueur formé à l'Olympique Lyonnais aspire à prendre une place de titulaire dans l'équipe première, ainsi qu'en équipe de France pour laquelle Raymond Domenech l'appelle le 9 novembre 2006 pour la première fois avant même qu'il ne fête ses 19 ans.

En octobre 2006, il s'illustre notamment par un but décisif marqué en Ligue des Champions contre le Dynamo Kiev qui offre la victoire (1-0) à son équipe ainsi que la qualification pour les 8e de finale de la compétition après seulement 4 matchs joués.

Il inaugure finalement sa 1re sélection le 28 mars 2007, en match amical contre l'Autriche, au Stade de France. Pour son premier match avec les Bleus il inscrit son 1er but, huit minutes seulement après être entré en jeu à la mi-temps. Il s'impose alors comme le futur grand attaquant de l'équipe de France.

Le 15 septembre 2007, Benzema inscrit le premier triplé de sa carrière face au FC Metz. Lors de cette rencontre, il offre également une passe décisive à son coéquipier Hatem Ben Arfa. Par la suite, il est auteur d'un geste magnifique face à Lens sur le troisième but de Lyon : d'une talonnade, il déstabilise deux défenseurs lensois dont l'un perd l'équilibre, et il place alors une frappe entre les jambes du gardien Runje.

Le 13 octobre 2007, lors du match contre l'Équipe des Îles Féroé comptant pour les qualifications de l'Euro 2008 (victoire 6-0 de la France), Benzema confirme son statut de buteur décisif en marquant 2 buts.

Benzema est actuellement le meilleur buteur de Ligue 1, avec 17 buts marqués.

Il s'illustre également sur la scène européenne : ainsi, le 12 décembre 2007, Benzema éclabousse de sa classe le match-couperet entre l'Olympique Lyonnais et les Glasgow Rangers. Avec deux buts et une passe décisive (3 buts au total en Ligue des Champions pour le moment), il parvient à refroidir l'ambiance surchauffée par les 52 000 écossais présents à Ibrox Park, et propulse son club en 8èmes de finale de la prestigieuse Ligue des Champions.

Le 16 décembre 2007, il est élu 3ème meilleur joueur français de l'année 2007, derrière Franck Ribéry et Thierry Henry.

Les performances de Benzema en club ne sont pas passées inaperçues en Europe. Ainsi le Real Madrid[2], le FC Barcelone, le Milan AC, la Juventus de Turin, Manchester United ou encore Arsenal auraient pour ambition de recruter le joueur. Benzema forme d'ailleurs une paire Magique avec Hatem Ben Arfa, son co-équipier à l'Olympique lyonnais et en Equipe de France.

Le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, en faisant resigner Karim jusqu'en 2013 (avec une option jusqu'en 2014) a inclus dans son nouveau contrat une clause libératoire supérieure à 100 millions d'euros[3], afin de conserver le joueur encore plusieurs saisons. Suite à sa prolongation de contrat faite en mars 2008, Benzema serait le joueur le mieux payé du Championnat de France avec un revenu proche de 400 000 euros nets par mois.


Profil du joueur
De l'avis de nombreux spécialistes, le profil de Karim Benzema ressemble à celui de Ronaldo des premières années, c'est-à-dire une vitesse doublée d'une grande aisance technique balle au pied. Sa vitesse de démarrage, sa vitesse de course, ses qualités de dribbleur, ses contrôles ou ses prises de balle de haut niveau, lui permettent souvent de faire la différence sur des exploits individuels. Son sens de l'équilibre ainsi que sa propension à maitriser ses appuis lui permettent en outre de bénéficier d'un nombre important de contres favorables face à des défenseurs déséquilibrés. Toutefois, il ne dispose pas d'une vitesse de course et d'une accélération à la hauteur de son idole au même âge Ronaldo.

Son adresse face au but lui permet en outre d'être à la conclusion d'actions collectives et de marquer un nombre important de buts.

De plus il est capable de tirer les coups francs avec précision, en témoigne son but lors du derby face à l'ASSE en janvier 2008 et de nombreux buts avec les équipes de jeunes de l'Olympique Lyonnais. Selon lui ses points forts sont sans aucun doute sa qualité de contrôle lui permettant de se mettre en position et son sang froid face au gardien qui lui donne une grande réussite (17 buts en 29 journées de L1).


En sélection nationale [modifier]
2006 - 2007 : 2 matches, 1 but
2007 - 2008 : 7 matches, 3 buts

Palmarès

En club
Olympique lyonnais :
Champion de France en 2005, 2006 et 2007
Finaliste de la Coupe de la Ligue en 2007
Vainqueur du Trophée des Champions en 2005, 2006, et 2007
Champion de France des 18 ans en 2005
Finaliste de la Coupe Gambardella en 2005 et 2006
Vainqueur de la Peace Cup en juillet 2007

En sélection nationale
Champion d'Europe des moins de 17 ans en 2004 (France).
Vainqueur de la Meridian Cup en Turquie en février 2005

Distinctions personnelles
Avec l'Olympique lyonnais :
Meilleur buteur de la Peace Cup 2007
Meilleur buteur du mois de septembre 2007 en Ligue 1 (5 buts)
7 buts marqués en 11 matchs de C1.
Élu ballon d'or de la Peace Cup 2007
Meilleur Joueur du mois en janvier 2008 en Ligue 1
Lion d'Or : 2007
# Posté le dimanche 13 avril 2008 19:22

et n'oublion pas la legende du football " Zinedine Zidane "

et n'oublion pas la legende du football " Zinedine Zidane "
Zinedine Yazid Zidane, né le 23 juin 1972 à Marseille, souvent surnommé Zizou[1], est un ancien international de football français.

Il est cité parmi les plus grands joueurs de football de tous les temps avec Pelé, Michel Platini et Diego Maradona et est listé parmi les 125 meilleurs joueurs mondiaux encore vivants en 2004, dans un classement conjoint de Pelé et de la Fédération internationale de football association (FIFA). Sportif préféré des Français en 2006[2], il fut classé à trois reprises meilleur joueur mondial de l'année par la FIFA en 1998, 2000 et 2003[3] et ballon d'or en 1998. Il fut par deux fois classé second meilleur joueur français de tous les temps par France Football.

Jouant au poste de milieu offensif, il a été le meneur de jeu de prestigieux clubs européens, comme la Juventus de Turin ou le Real Madrid, avec lesquels il a remporté de nombreux titres nationaux et internationaux.
Il s'est principalement illustré au niveau international lors de la victoire de l'équipe de France à la coupe du monde de 1998 et au championnat d'Europe de 2000, ainsi que lors de la coupe du monde de 2006, au cours de laquelle il se distingue et obtient le titre de meilleur joueur du mondial[4]. Revenu en équipe de France après une retraite internationale en 2004, il annonce le 25 avril 2006 sa retraite sportive définitive pour la fin de la saison 2005–2006, au terme de la coupe du monde de football de 2006[5]. Il a joué son dernier match le 9 juillet 2006 à Berlin en Allemagne à l'occasion de la finale de la coupe du monde opposant l'Italie à la France. Il s'y illustre de manière ambivalente par une panenka réussie et une expulsion sur carton rouge pour un coup de tête - sans rapport avec le jeu - au thorax de Marco Materazzi, défenseur de l'équipe d'Italie[6]. Ainsi, il n'assiste pas à la séance de tirs aux buts finale, qui consacre l'Italie pour un quatrième titre de champion du monde.

Issu d'une famille algérienne kabyle, il grandit à Marseille dans la cité de « La Castellane ». Marié à Véronique Zidane (née Lentisco), Zinedine Zidane est père de quatre garçons : Enzo, Luca, Théo et Elyaz. Il est atteint de thalassémie bénigne, une maladie génétique fréquente autour du bassin méditerranéen, qui le fatigue naturellement[7].


Les débuts

Maison du père de Zidane dans le village d'Aguemoune Ath Slimane en KabylieZinedine Zidane est né le 23 juin 1972 à Marseille et a grandi dans le quartier de la Castellane. Ses parents sont originaires de petite Kabylie dans la wilaya de Béjaïa en Algérie, son père Smaïl Zidane venant du village d'Aguemoune Ath Slimane[8]. Des propos dans lesquels il évoqua son identité furent recueillis par le journal The Observer[9].

Zinedine Zidane signe sa première licence en 1982 dans un club proche de son quartier d'origine : l'US Saint-Henri[10] puis passe au SO Septèmes-les-Vallons[11], avec lequel il joue dans la catégorie poussins jusqu'à l'âge de quatorze ans. En 1986, il est sélectionné en cadet première année pour le championnat de Ligue. En fin d'année, il est convoqué au CREPS d'Aix-en-Provence pour un stage de trois jours. C'est là qu'il est remarqué puis recruté par l'AS Cannes par l'intermédiaire de son recruteur Jean Varraud, lui-même ancien de l'ASSE[12].

Après un stage d'une semaine il intègre en 1987, à l'âge de quinze ans, le centre de formation cannois sous les ordres de Guy Lacombe[13]. Il est placé au sein d'une famille d'accueil, les Elineau. À 16 ans, Jean Fernandez l'intègre à l'effectif professionnel.

Il débute en Première division le 20 mai 1989, contre le FC Nantes, équipe de Marcel Desailly et Didier Deschamps à l'époque, à la Beaujoire. Il n'a pas encore 17 ans. Le 8 février 1991, il marque son premier but en Première division, toujours contre le FC Nantes et reçoit une 205 rouge comme lui avait promis le président du club, Alain Pedretti s'il marquait un but. Le club se qualifie pour la Coupe UEFA et Zidane découvre l'Europe. L'année suivante, le club est éliminé de la Coupe UEFA et descend en D2. Zidane rejoint alors Bordeaux à l'été 1992.


Les années bordelaises
En 1992, Zidane est recruté par Rolland Courbis aux Girondins de Bordeaux. Il sympathise avec deux autres futurs internationaux français, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, avec lesquels il forma ce que l'on appela par la suite le « triangle bordelais », ces trois joueurs démontrant une capacité à se trouver les yeux fermés sur le terrain, à Bordeaux comme en équipe de France.

Zidane marque 10 buts pour sa première saison, puis 6 les trois saisons suivantes. Il dispute également la finale de la Coupe UEFA en 1996 contre le Bayern Munich dans lequel évolue Jean-Pierre Papin (perdue 0-2 ; 1-3) après avoir éliminé le Milan AC de Savicevic en quart, notamment grâce à un 3-0 mémorable au match retour au Parc Lescure (0-2 au match aller).

Avant cela, il inscrit un but mémorable de 40 mètres contre le Betis Seville, en huitièmes de finale de la coupe de l'UEFA. Contre le Slavia Prague en demi-finale, il exécute ses premières roulettes et l'Europe découvre alors un artiste du ballon rond. Bordeaux ira jusqu'en finale mais ne pourra rivaliser avec le Bayern Munich sans Zidane, suspendu à l'aller.

Le 17 août 1994 à Bordeaux, il est pour la première fois sélectionné en équipe de France, contre la République tchèque, sur la pelouse de son club au Parc Lescure. Entré en jeu à la 63e minute alors que la France est menée 2-0, Zidane marque en deux minutes les 2 buts du match nul. Il lui faudra néanmoins encore attendre près d'une année pour devenir un titulaire à part entière au sein de l'équipe de France. Ce n'est qu'en 1995, au cours des éliminatoires pour l'Euro 1996 que le sélectionneur national Aimé Jacquet fera de Zidane son meneur de jeu titulaire.


Zidane à la Juventus
En 1996, après la finale de Coupe de l'UEFA perdue avec les Girondins de Bordeaux, Zidane franchit un nouveau palier et signe à la Juventus de Turin — club dans lequel a notamment évolué Michel Platini au début des années 1980 — pour la somme de 35 millions de francs. Il rejoint ainsi Didier Deschamps sous les ordres de Marcello Lippi. Entre-temps, diminué par une saison éprouvante avec Bordeaux et par un accident de voiture survenu peu de temps avant le début du tournoi, Zidane dispute un Euro 1996 jugé décevant en Angleterre. Les Bleus atteignent péniblement la demi-finale (éliminé par la République tchèque aux tirs aux buts) et Zidane est loin de se montrer à son meilleur niveau.

À la Juventus, après des débuts difficiles, particulièrement les trois premiers mois, Zidane explose au plus haut niveau européen et nombre d'observateurs voient en lui le meilleur joueur du monde. Avec la Juventus, Zidane gagne également ses premiers titres, dont deux scudetto (1997, 1998), une supercoupe d'Italie (1997), une supercoupe d'Europe (1996) et une coupe intercontinentale (1996)[14], mais perd la finale de la ligue des champions deux fois de suite, en 1997 et 1998. En quête du titre européen suprême, Zidane quitte la Juventus en 2001 pour aller au Real Madrid.


La consécration internationale
Zidane porte le maillot bleu depuis qu'il a quinze ans, à l'époque de la défunte catégorie « cadets »[15] mais a disputé son premier match international avec l'équipe première contre la République tchèque le 17 août 1994, sous l'égide de Aimé Jacquet.

Titulaire pour l'Euro 1996 en Angleterre malgré un accident de voiture quelques jours avant le début de la compétition[16], il parviendra avec ses coéquipiers à atteindre les demi-finales (défaite contre la République tchèque aux tirs aux buts).

Deux ans plus tard, il participe à la Coupe du monde (la première de la France depuis 1986) organisée en France en 1998. Le premier match a lieu au stade Vélodrome à Marseille (ville natale) contre l'Afrique du Sud, coup d'envoi du parcours de l'équipe de France. Après cette première victoire (3-0), la France remporte son second match contre l'Arabie saoudite (4-0) mais Zidane est expulsé pour un geste déplacé contre son adversaire. Suspendu deux matchs, il ne peux jouer le troisième match de la phase du premier tour contre le Danemark et le huitième de finale contre le Paraguay. Il fait son retour en quarts de finale contre l'Italie, équipe composée de nombreux partenaires en club de Zidane, et lors de la séance de tirs aux buts il y inscrit le sien, puis dispute la demi-finale contre la Croatie où son équipier Lilian Thuram marque un doublé qualificatif pour la finale. À l'occasion de la finale, Zidane entre dans l'histoire de la compétition en marquant deux buts, tous deux de la tête sur des corners tirés respectivement par Emmanuel Petit et Youri Djorkaeff et permet à la France de soulever le trophée pour la première fois de son histoire. Plus tard dans l'année. Ce titre de champion du monde lui permet d'atteindre la consécration sur le plan national (notamment en terme de popularité où le soir de la finale, de nombreuses slogans clamés « Zizou Président »[17]) et international en recevant le Ballon d'or France football et le titre de joueur FIFA de l'année devant Ronaldo.

En 2000, lors du Championnat d'Europe des nations, il conduit l'équipe de France à un nouveau titre de champion, ce qu'aucune équipe n'avait réalisé (doublé Coupe du monde/Championnat d'Europe dans cet ordre), et reçoit de nouveau le titre de meilleur joueur FIFA de l'année.

Zinedine Zidane est transféré lors de l'été 2001 au Real Madrid, pour ce qui constitue encore à l'heure actuelle un record en matière de coût de transfert d'un footballeur (77 millions d'euros). Il y passe ses cinq dernières saisons au niveau professionnel. Selon les spécialistes, c'est en grande partie grâce à lui que le Real gagne sa neuvième et actuellement dernière Ligue des Champions en 2002. Lors de la finale face au Bayer Leverkusen (victoire 2-1 du Real Madrid), il marque en effet un but difficile pour un droitier : dans la surface de réparation, une reprise de volée du pied gauche, sur un centre en retrait de Roberto Carlos qu'il loge dans la lucarne droite du but allemand.

Quelques semaines plus tard, il est retenu pour la coupe du monde 2002 où la France est tenante du titre mais lors du dernier match de préparation contre la Corée du Sud il se blesse au quadriceps de la cuisse gauche[18] et ne prend pas part aux deux premiers matchs du 1er tour, il fait son retour lors du troisième match décisif contre le Danemark mais ne permettra pas à la France de se qualifier pour les huitièmes de finale.


Zinedine Zidane à Paris Roissy, en février 2004Alors qu'il était encore homme du match lors de la première rencontre de l'Euro 2004, et seul tricolore retenu dans l'équipe type de la compétition[19], il annonce son retrait de l'équipe de France le 4 août 2004. Le 3 août 2005, quasiment un an plus tard, il revient sur sa retraite internationale et souhaite revenir jouer avec les Bleus pour une dernière aventure, à savoir jouer jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2006 si la France se qualifie.

Son match de retour a lieu le 17 août à Montpellier où la France bat la Côte d'Ivoire par un score de 3 à 0, avec un but de Zidane. Il est nommé capitaine de l'équipe de France. Pour l'anecdote, environ 12000 places sur les 35500 du stade de la Mosson étaient vendues, le match étant prévu depuis la mi-juillet. Le 4 août, lendemain de l'annonce de son retour, la billetterie est prise d'assaut et les places restantes se vendent en moins d'une journée.

C'est alors qu'il emmène les Bleus vers le Mondial 2006 en Allemagne grâce à une dernière victoire face à Chypre tandis que la Suisse faisait en même temps un résultat nul en Irlande 0-0, ce qui assurait à la France la première place de son groupe qualificatif.

La ville de Marseille a fait peindre un grand portrait de 10 mètres sur 15 de son enfant devenu célèbre, sur le mur d'un immeuble face à la rade et au port, depuis peu remplacé par une affiche publicitaire.


Zidane au Real Madrid
En juillet 2001, le Real Madrid (élu meilleur Club de football du 20e siecle par la FIFA) réussit à faire signer Zidane pour la somme de 77 millions d'euros[20], le record du plus gros transfert qu'ait connu le monde du football. Les premières années madrilènes de Zinedine lui permettent d'engranger un titre de champion d'Espagne et surtout de remporter son unique Ligue des Champions. En finale de la LDC contre le Bayer Leverkusen, Zizou inscrit d'ailleurs l'un des plus beaux buts de sa carrière (élu meilleurs but de la Ligue des Champions par la Fifa). Suite à un centre de l'arrière gauche brésilien Roberto Carlos, Zidane effectue une reprise de volée du pied gauche qui fait trembler les cages du stade Hampden Park à Glasgow. Ce but a été baptisé la volée de Glasgow par les supporters madrilènes qui, de plus, considèrent ce but comme le plus beau de l'histoire du Real Madrid.

Mais la politique des « Galactiques » mise en place par Florentino Perez, à savoir l'achat systématique des joueurs les plus médiatiques comme Zidane, David Beckham, Ronaldo ou Luis Figo montre ses limites. De 2003 à 2006, le grand Real n'a rien gagné et fit preuve, aussi bien sur le terrain qu'au sein de l'effectif ou de l'organigramme du club, d'une instabilité constante. Ce sont ces raisons, ainsi qu'une condition physique déclinante, qui poussere le numéro 10 français à annoncer sur la chaîne de télévision Canal+, le 25 avril 2006, qu'il prendra sa retraite à l'issue de la Coupe du monde, en Allemagne.

Zinedine déclare qu'il n'a plus le même niveau ni la même constance qu'au zénith de sa carrière et décide de résilier son contrat, un an avant son terme. Le départ de Florentino Pérez, l'homme qui l'a fait venir au Real, a sans doute également joué un grand rôle dans sa décision. Zidane joua le dernier match à Bernabeu contre Villarreal, où il marqua un but de la tête, devant un public célébrant son départ. Tout le public madrilène porte son maillot avec le numéro 5 et une pancarte sur laquelle est inscrit Gracias por tu magia, témoignant que Zidane restera à jamais l'un des plus grands joueurs de football.

Zidane a disputé plus de 200 matches sous le maillot du Real de Madrid et a inscrit 35 buts en Liga et 9 buts en Ligue des Champions[21]. C'est dans ce club qu'il a signé l'unique triplé de sa carrière. Un documentaire intitulé Zidane, un portrait du XXIe siècle sort en mai 2006 en France et est projeté en Sélection officielle hors compétition au 59e Festival de Cannes.


Zidane à la Coupe du monde 2006

Maillot N°10 Zinedine Zidane encadré et dédicacéIl entreprend alors sa dernière compétition avec l'équipe de France pour la Coupe du monde de football de 2006 en tant que capitaine[22].

Le 1er juillet 2006 est une date clé dans la carrière de Zinedine Zidane. Si la qualification des joueurs de l'équipe de France est due à leur maîtrise absolue de la partie face à des Brésiliens impuissants, l'acteur principal en a été le meneur français. Ce jour-là, Zinedine Zidane est élu homme du match par la FIFA et délivre la passe décisive sur un coup franc à Thierry Henry pour l'unique but de la rencontre[23]. Quelques jours plus tôt face à l'Espagne, il inscrit le troisième but de l'équipe de France portant le score à 3-1. En demi, il ne tremble pas face au gardien portugais Ricardo et marque sur penalty l'unique but de la rencontre qui permet à l'Equipe de France et à Zidane de se retrouver une deuxième fois en finale de la Coupe du monde.

Sa carrière manque de s'achever en apothéose lors de la finale de la Coupe du monde 2006 face à l'Italie. Elle finira sur une expulsion par un carton rouge après consultation par l'arbitre de l'un des arbitres assistants, pour avoir porté un coup de tête au thorax du joueur italien Marco Materazzi après que ce dernier lui eut répondu « J'aurais préféré ta putain de s½ur » alors que Zidane lui avait asséné que s'il voulait le maillot qu'il avait tiré, il le lui donnerait à la fin, reflexion jugée hautaine par le joueur italien. C'est une information révélée par le quotidien L'Équipe dans son édition du dimanche 19 août 2007, reprenant une information parue dans un quotidien italien[24].

Zinedine Zidane est condamné le 20 juillet par la FIFA à trois matchs de suspension et 7 500 francs suisses d'amende, tandis que le joueur italien écope de deux matchs de suspension et 5 000 francs suisses d'amende[25]. Zidane conserve cependant son titre de meilleur joueur de la Coupe du monde 2006[26]. (voir l'article détaillé)

Ce n'était pas la première fois que Zidane perdait son sang-froid et commettait des actes violents. Il avait déjà auparavant lors de la Coupe du monde 1998 mis une semelle à un joueur saoudien qui avait eu le malheur de le tacler d'une façon suffisamment agressive. De plus, le mardi 24 octobre 2000, lors du match de Ligue des Champions 2000-2001 opposant la Juventus de Turin au Hambourg SV, il avait déjà mis un coup de tête à un joueur, – le défenseur Jochen Kientz –, ce qui lui valut une expulsion à la 24e minute et cinq matchs de suspension[27]. Malgré cela, Zidane est resté plus que jamais une idole pour le peuple français et une célébrité vénérée dans le monde entier. Sa médiatisation est immense. Fin 2007, il est la deuxième personnalité préférée des français derrière Yannick Noah.

La France perd la finale 5-3 aux tirs au but.

Pourtant, dès la 7e minute, Zidane avait inscrit ce qui sera son dernier but, son troisième en deux finales de Coupe du monde, rejoignant ainsi Vavá, Geoffrey Hurst et Pelé, tous trois auteurs de trois buts en finale de Coupe du monde. Ce match fut le dernier match de sa carrière de footballeur.


La reconversion de Zidane
Lors de son interview du 25 avril 2006 dans laquelle il a annoncé sa retraite de footballeur, Zidane a d'ores et déjà fait savoir qu'il souhaitait apporter son aide aux jeunes enfants de Madrid dans le domaine du football. D'autre part, s'il revient sur sa décision d'arrêter sa carrière, le club new-yorkais Red Bull a déclaré vouloir l'enrôler[28], même si selon le quotidien espagnol As, l'ancien madrilène se serait engagé à ne pas signer dans un autre club[29].

Pour concurrencer les Galaxy de Los Angeles qui viennent de transférer David Beckham pour la saison 2007-2008, Les Chicago Fire ont demandé à Zinedine Zidane de venir jouer pour la saison 2007-2008. Il a cependant refusé l'offre.

Mais peut-être est-ce dans les affaires que Zidane voudra inscrire son avenir : en effet, le patron de Danone Franck Riboud, ami du footballeur, souhaiterait qu'il intègre le conseil d'administration du groupe[30].


Le style de Zidane
Joueur de milieu de terrain à vocation offensive, faisant partie des grands meneurs de jeu de l'histoire du football, Zidane est connu pour son toucher de balle, qui forçait l'admiration de ses coéquipiers lors des séances d'entraînement, et des amateurs de beau jeu lorsqu'il était sur le terrain. Disposant d'un maîtrise technique exceptionnelle, sa capacité à s'orienter par rapport au ballon, et à éclaircir le jeu offensif par ses dribbles et ses passes le distinguent des autres joueurs. Ces qualités l'ont conduit à adopter au sein de son équipe un rôle de meneur de jeu à l'instar de ses prédécesseurs en équipe de France Michel Platini ou Raymond Kopa[31].

Sa relative grande taille limitait sa vitesse de course et lui faisait privilégier l'équilibre à l'acrobatie. Dans le maniement du ballon, il affectionnait les roulettes et les passements de jambes[32]. Sa couverture de balle et sa capacité à éliminer un joueur dans un petit espace étaient déroutantes. Pour ses adversaires, la tâche était compliquée : soit ils défendaient très près de lui, s'exposant à un dribble court, soit ils se postaient plus loin, et dans ce cas la passe est d'autant moins prévisible et donc plus difficilement interceptable. Lorsqu'il était en forme, Zidane donnait l'impression de ne jamais pouvoir perdre le ballon, à un des postes les plus exposés du jeu, multipliant les touches de balle pour en garder le contrôle, ou se lançant dans de longues conduites de balle qui se terminaient souvent par une tentative de passe décisive vers les attaquants. Grâce à une application dans son entraînement hebdomadaire, Zidane a ajouté à sa technique un physique adapté aux exigences du football moderne, qui lui a donné une bonne mobilité et une vitesse d'exécution très au-dessus de la moyenne. Ce droitier a également beaucoup travaillé son jeu du pied gauche, l'amenant à tenter, à la fin de sa carrière, des coups de pied arrêtés de ce pied . Il se révéla être un joueur très complet et précieux pour un collectif: combatif, sachant au passage jouer de la tête, expert dans les coups francs et les penaltys, mais aussi, adroit à la finition des actions. Ces caractéristiques ont amené la plupart de ses entraîneurs successifs, afin de lui permettre d'exprimer sa créativité, à lui attribuer une entière liberté de mouvement sur le terrain. Zidane, souvent positionné dans l'axe[33], mais préférant l'aile gauche à la droite, aimait se replier pour prendre l'initiative de la construction tout autant que de jouer près du but.


Les buts mémorables

Une jeune supportrice française pendant la coupe du monde 2006.Si ses deux buts en finale de la Coupe du monde 1998 restent gravés dans la mémoire de nombreux supporters français, Zidane a souvent été un joueur présent dans les grands moments : lors de sa première sélection, entré en jeu, Zidane inscrit deux buts contre la République tchèque, permettant à la France d'arracher le match nul lors de cette rencontre amicale. Début 1998, quelques mois avant le début de la Coupe du monde et de la finale au Stade de France, il inscrit le premier but marqué au Stade de France, lors du match d'inauguration (match amical France-Espagne 1-0)[34].

En demi-finale de l'Euro 2000, il marque un penalty en or contre le Portugal[35], qualifiant du même coup la France pour sa première finale d'Euro depuis 16 ans. Au passage, il fêtera son but via un geste qui rappelle celui de Michel Platini à l'Euro 1984, contre le Portugal également, en demi-finale également. Il avait contribué aussi, via un coup franc contre l'Espagne, à la victoire des Bleus en quart de finale[36].

En finale de la Ligue des Champions 2002 contre le Bayer Leverkusen, Zidane marque un but décisif grâce a une volée du pied gauche surpuissante en lucarne d'une passe en cloche mal ajustée de Roberto Carlos qui offre la victoire par 2 buts à 1 au Real Madrid[16].

Lors du premier match de la France à l'Euro 2004, la France est menée 1-0 par l'Angleterre jusqu'à la fin du temps réglementaire. Zidane va alors marquer, coup sur coup, un coup-franc (91e) et un penalty (93e), offrant la victoire à la France.[37]


Penalty de Zidane lors de la demi-finale de la coupe du monde 2006 contre le Portugal.En huitième de finale de la Coupe du monde 2006, contre l'Espagne, Zinedine Zidane, moqué par les supporters ibériques qui voyaient là le match de sa retraite, marque dans les arrêts de jeu. Pour ce but, il réalise un exploit personnel, concrétisant une très belle passe en piqué de Sylvain Wiltord par un dribble latéral et une frappe a contre-pied, étant à l'origine et à la conclusion de l'action. La France s'impose 3-1 et se qualifie par la même occasion pour les quarts de finale de la Coupe du monde en Allemagne[38].

Elle bat ensuite le Brésil de Ronaldo sur une passe décisive de Zinedine Zidane pour Thierry Henry et démontre son talent par ses nombreux dribbles déstabilisant les Brésiliens très surs d'eux (passements de jambe, coup du sombrero, roulette, etc.). Il est élu par la FIFA « Homme du match » pour cette prestation.

En demi-finale, le 5 juillet, il est l'auteur du but vainqueur face au Portugal, sur penalty, synonyme d'accession à la finale de la Coupe du monde 2006, la deuxième de l'histoire des Bleus.

Lors de la finale France-Italie du 9 juillet 2006, il signe le premier but de la partie sur penalty (sur une « Panenka ») consécutif à une faute de Marco Materazzi, son troisième sur toute la Coupe[39].

Avec Bordeaux, en quart de finale de la Coupe UEFA face au Betis Séville, il inscrit l'un des plus beaux buts de sa carrière avec un lob de 35-40 mètres en reprise de volée du pied gauche. Ce but permet à Bordeaux de se qualifier pour le tour suivant. Le club girondin tombe en finale contre le Bayern Munich, alors que Zidane et Dugarry avaient été suspendus pour le match aller à Munich (défaite 2-0).


Revenus
Comme tous les grands sportifs de son époque, Zinedine Zidane a vu ses revenus augmenter au vu de ses « exploits » sur le terrain. Selon Le Figaro[40], Zinedine Zidane gagnerait plus de 300 000 euros par match, représentant un salaire de 55 euros par seconde de jeu (sur une base annuelle).

Le salaire n'est pas la seule source de revenus des footballeurs : sur les 14 millions d'euros que Zinedine Zidane gagnerait par an, 44% sont issus de contrats publicitaires[41], dont Adidas. Zidane porte en effet des chaussures Adidas Predator en cuir de kangourou. La marque lui aurait par ailleurs offert une paire de chaussures de foot en or avec lesquelles il aurait joué un match[réf. nécessaire].

Zidane reste loin derrière Tiger Woods, les footballeurs étant moins représentés au niveau international que d'autres disciplines telles que le golf et la Formule 1. Dans le classement des sportifs français les mieux payés, Zidane est deuxième derrière Tony Parker.


Palmarès

Zidane et Beckham sous les couleurs du Real MadridChampionnat : 506 matchs, 94 buts
1re Division : 200 matchs, 34 buts
Série A : 151 matchs, 24 buts
Primera Division : 155 matchs, 37 buts
Coupes d'Europe : 117 matchs, 23 buts
82 matchs en Ligue des champions, 26 matchs en Coupe UEFA, 9 matchs en Coupe Intertoto.
Coupes : 52 matchs, 7 buts
Équipe de France : 108 matchs, 31 buts
Total toutes compétitions confondues : 794 matchs, 156 buts soit 0,19 but par match

1 sélection avec l'équipe FIFA, face à l'Italie à Rome en 1998
1 sélection avec l'équipe d'Europe, face à celle de la FIFA en 1997 (il rejouera face à la FIFA en 2000, avec l'équipe de France à Marseille)
En sélection nationale :

31 buts avec l'équipe de France en 108 sélections (101 fois titulaire, 7 fois remplaçant, 25 fois capitaine).
Vainqueur de la Coupe du monde 1998.
Finaliste de la Coupe du monde 2006.
Vainqueur du Championnat d'Europe des nations 2000.
Demi-finaliste du championnat d'Europe des nations 1996.
Vainqueur du Tournoi Hassan II (Maroc) : 1998 et 2000.

En clubs :
Vainqueur de la Coupe intercontinentale : 1996 (Juventus) et 2002 (Real Madrid).
Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA : 1996 (Juventus) et 2002 (Real Madrid).
Vainqueur de la Ligue des Champions : 2002 (Real Madrid).
Finaliste de la Ligue des Champions : 1997 et 1998 (Juventus).
Finaliste de la Coupe UEFA : 1996 (Bordeaux).
Champion d'Italie : 1997 et 1998 (Juventus).
Champion d'Espagne : 2003 (Real Madrid).
Vainqueur de la Supercoupe d'Italie : 1997 (Juventus).
Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne : 2002 et 2003 (Real Madrid).
Finaliste de la Coupe d'Espagne : 2002 et 2004 (Real Madrid).
Vainqueur de la Coupe Intertoto : 1995 (Bordeaux) et 1999 (Juventus).
(Divers saisonniers: trophée Luigi Berlusconi (1998, 1999 et 2000 - Juventus), de la cité d'Alicante (2001 et 2002 - Real), Naranja de Valence (2003 - Real), tournoi Santiago Bernabéu (2003 et 2005 - Real).)

Distinctions personnelles

Ballon d'or 1998Chevalier de la Légion d'honneur[42]. 1998
Oscar UNFP du meilleur espoir français 1994
Meilleur joueur de la Coupe du monde (FIFA Golden Ball Award). 2006
Ballon d'or, 1998
Onze d'or 1998, 2000, 2001
Onze d'argent 1997, 2002, 2003
Onze de bronze 1999
Meilleur joueur européen de l'histoire [élu par la BBC]
Meilleur footballeur de l'année FIFA, 1998, 2000, 2003
Deuxième Meilleur footballeur de l'année FIFA, 2006
Troisième Meilleur footballeur de l'année FIFA, 1997, 2002
Meilleur joueur du Championnat de France 1996
Meilleur joueur étranger du Championnat d'Italie, 1998, 2001
Meilleur joueur étranger du Championnat d'Espagne 2005
Meilleur joueur du Championnat d'Europe des Nations 2000
Meilleur joueur de la finale de Ligue des champions, 2002
Meilleur joueur de la Ligue des Champions 2001-2002,
Meilleur joueur français de l'année, 1998, 2002
Meilleur joueur de l'année UEFA, 2002
Meilleur joueur européen des 50 dernière années , UEFA, nommé au FIFA 100, 2004
Champion des champions français L'Équipe, 1998
World Soccer Awards, 1998
RSS joueur de l'année, 1998
El Pais joueur européen de l'année, 1998, 2001, 2002, 2003
1er au Top 50 des personnalités françaises préférées 2000, 2007[43]
1er footballeur français du siècle pour L'Équipe, 2000
Ambassadeur des Nation-Unies contre la pauvreté 2002
Étoile d'Argent France Football, 2003
Ambassadeur des Jeux méditerranéens 2003
Nommé pour le titre du ballon d'or de l'année et du meilleur joueur de la FIFA, après avoir pris sa retraite à la moitié de l'année 2006
A reçu la plus haute distinction de l'ordre du mérite algérien, la médaille Athir[44] (13 décembre 2006)
Inauguration d'un square en son nom (à Pégomas dans les Alpes-Maritimes (06)), le 1er Mai 2007
Trophée d'Honneur UNFP 2007[45]


Statistiques de jeu
Le seul penalty raté par Zizou avec l'équipe de France fut celui contre la Chine en match préparatoire pour la Coupe du monde en Allemagne au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne, le 7 juin 2006. Pour son dernier match officiel sur une pelouse française et quelques instants après la grave blessure de Djibril Cissé qui le privera de la Coupe du monde, il glissa, plaçant le ballon au-dessus de la transversale.
Il est le quatrième joueur à avoir été expulsé en finale de Coupe du monde à l'instar de Marcel Desailly et est le seul joueur avec Rigobert Song à avoir été exclu deux fois en Coupe du monde.
Pendant sa carrière, Zidane a eu au total 14 cartons rouges[46], le tout en près de dix-huit années de carrière.
Détails de ses cartons rouges[47] : 3 avec Bordeaux, 6 avec la Juventus, 3 avec le Real Madrid et 2 en équipe de France.
Avec Bordeaux : expulsé le 18-9-1993 lors de OM-Bordeaux, le 22-8-1995 lors de Bordeaux-Karlsruhe, le 27-10-1995 lors de Martigues-Bordeaux.
Avec la Juventus : expulsé le 2-9-1996 lors de Pérouse-Juventus, le 5-1-1997 lors de Parme-Juventus, le 25-10-1998 lors de Juventus-Inter Milan, le 17-10-1999 lors de AS Roma-Juventus, le 26-9-2000 lors de Juventus-La Corogne, le 24-10-2000 lors de Juventus-Hambourg.
Avec le Real Madrid : expulsé le 11-2-2004 lors de FC Séville-Real Madrid, le 1-5-2004 lors de La Corogne-Real Madrid, le 23-5-2005 lors de Real-Madrid-Villarreal.
Avec l'équipe de France : expulsé le 18-6-1998 lors de France-Arabie Saoudite, le 9-7-2006 lors de France-Italie.

¼uvres caritatives
Il est le parrain de l'Association européenne contre les leucodystrophies (ELA). Depuis 2001, il est aussi Ambassadeur de Bonne Volonté du Programme des Nations unies pour le développement aux côtés de Ronaldo avec qui il organise depuis 2003 : le Match contre la Pauvreté, un match de football qui réunit les plus grands noms du football et dont les fonds récoltés financent des projets de lutte contre la pauvreté à travers le monde.
Zidane a longtemps côtoyé l'abbé Pierre dans les palmarès des Français les plus appréciés, ils s'étaient également rencontrés. Depuis Vannes, Zinedine Zidane a tenu à rendre un hommage appuyé à l'Abbé Pierre lors de son décès :
« Comme beaucoup de personnes, je suis triste. Ce que je retiendrai de lui, c'est tout ce qu'il a fait pour les autres, pour les plus démunis. Il a vécu pour les autres, il n'a fait que cela. J'ai eu l'occasion de le rencontrer et c'était très impressionnant d'avoir en face de soi quelqu'un de si déterminé. Cela se sentait dans chacune de ses paroles. (...) Je sais que parfois, il espérait mieux comme aide. C'est quelqu'un de grand qui s'en va[48]. »


Filmographie
Le film des réalisateurs Philippe Parreno et Douglas Gordon intitulé Zidane, un portrait du XXIe siècle (sorti en salle le 24 mai 2006) consacre une carrière de joueur à travers le match Real Madrid - Villarreal, filmé par des caméras HD. Surprenante coïncidence, ce film-match s'achève sur l'expulsion de Zidane sur carton rouge, comme en finale de coupe du monde quelques mois plus tard.
Canal Satellite et Studio Canal ont réalisé un DVD en 2002 avec le concours de Zinedine Zidane. Intitulé Zinedine Zidane, comme dans un rêve, le média retrace son parcours et dresse son portrait au travers de différents reportages, documentaires et interviews.
Il apparaît également dans les films Goal !, Goal ! 2 et dans Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques[1].
# Posté le dimanche 13 avril 2008 19:27
Modifié le lundi 14 avril 2008 16:05

Julien Escudé

Julien Escudé
Il évolue de 1987 à 1995 dans les équipes jeunes du Pau FC, avant d'aller peaufiner sa formation à l'AS Cannes.

Sa carrière s'affirme ensuite sur le plan national alors qu'il évolue au Stade rennais. Il y devient international espoirs, et ses performances lui attire l'intérêt de clubs de premier plan.

En signant à l'Ajax Amsterdam le 17 juillet 2003, Julien Escudé est devenu le premier et jusqu'à présent l'unique français à évoluer dans ce club. Sa carrière à l'Ajax ne fut pas particulièrement facile. Il a réussi à s'imposer comme titulaire en défense centrale lors de sa première saison, lors de laquelle il remporta le championnat. Il perd cependant sa place au début de la saison suivante (2004-2005) avant de revenir très fort à partir du mois de novembre. Il termine la saison en tant que capitaine de l'Ajax, après avoir marqué 5 buts et avoir été l'un des meilleurs joueurs d'une saison peu glorieuse pour le club. Entre temps, Julien Escudé a été appelé en Equipe de France pour deux matchs des éliminatoires de la Coupe du Monde 2006 contre la Suisse et Israël, fin mars 2005. Cependant, il n'a pas eu l'occasion de faire ses débuts internationaux lors de ses deux matchs.

La saison 2005-2006 commence très bien pour Escudé, puisqu'il soulève son premier trophée en tant que capitaine de l'Ajax : le trophée Johan Cruyff (Supercoupe des Pays-Bas). La joie est néanmoins de courte durée : après la défaite à domicile de l'Ajax contre Feyenoord le 28 août 2005, Julien Escudé est critiqué par l'entraîneur Danny Blind. Celui-ci ne lui donnera plus aucune occasion de jouer avec l'équipe première, au grand étonnement de nombreux observateurs. N'ayant plus aucun avenir au club avec l'entraîneur en place, Julien Escudé est logiquement vendu au FC Séville en janvier 2006.

Il s'impose assez rapidement au FC Séville et remporte la Coupe UEFA quelques mois plus tard. Il remporte également la Supercoupe d'Europe, si bien que tout cela lui vaut d'être rappelé en Equipe de France de football une seconde fois pour les matchs Écosse - France et France - Îles Féroé les 7 et 11 octobre 2006. Il inaugure sa première sélection le 11 octobre 2006 face aux Îles Féroés en étant aligné dès le coup d'envoi au poste de défenseur latéral gauche, et sa deuxième sélection face à l'Argentine le 7 février 2007 au poste de défenseur axial.


Palmarès
Vainqueur du Championnat des Pays-Bas: 2004 (Ajax Amsterdam)
Vainqueur de la Coupe UEFA en 2006 et 2007 (FC Séville)
Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA en 2006 (FC Séville)
Vainqueur de la Copa del Rey en 2007 (FC Séville)
Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne en 2007 (FC Séville)
Finaliste de la Supercoupe de l'UEFA en 2007 (FC Séville)



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# Posté le lundi 14 avril 2008 10:18